Belvédère

Contempler et vivre ensemble

Belvédère

Intemporelbelvédère · ting (chinois) · mirador (espagnol) · lookout (anglais)

parc nationalroute de montagnejardin ou parc urbainazotealisière de ville

Plateforme, tour ou point élevé fait pour regarder le paysage. Ce peut être un pavillon dans un jardin, une terrasse sur un toit ou un bord avec garde-corps au bord d’une colline.

Ce qu’il résout

Il signale l’endroit d’où l’on regarde et sécurise un bord qui serait dangereux. Il invite à s’arrêter, respirer et partager la vue avec d’autres, ce qui fait du paysage un bien commun.

Aujourd’hui

Placez-le là où la vue s’ouvre sans abattre ce qui la cadre, avec un garde-corps solide, un peu d’ombre et un endroit pour s’asseoir. Rejoignez-le par un sentier accessible pour que la vue ne soit pas réservée à qui monte des marches.

Erreur fréquente

Le laisser en plein soleil et sans garde-corps, ou le remplir de panneaux et de constructions qui cachent la vue que l’on est venu chercher.

Demain

Avec des structures légères en bois ou en acier faites en atelier, un belvédère se monte sans engins lourds et se retire sans laisser de trace. Sans lumières gênantes, il sert aussi à observer les étoiles et à écouter la forêt la nuit.

D’où il vient

  • 1Pavillon chinois Chine, dynasties Sui et Tang
    Fonctionnaires et lettrés portèrent dans leurs jardins le ting, un pavillon ouvert pour s’asseoir et contempler le paysage en en faisant partie.
  • 2Jardin chinois et jardin japonais Chine et Japon, XVIIe siècle
    Le traité Yuanye appelle jiejing l’art d’emprunter le paysage lointain, idée connue au Japon sous le nom de shakkei.
  • 3Renaissance italienne Rome, fin du XVe siècle
    Un petit pavillon sur la colline du Vatican reçut le nom de Belvédère, qui signifie belle vue. De là, les belvédères devinrent à la mode au XVIe siècle.
  • 4Parcs nationaux volcaniques Costa Rica, XXIe siècle
    Dans le parc national du volcan Irazú, le sentier vers le belvédère du cratère a des rampes d’accès pour tous.

Maîtres

  • César Manrique Mirador del Río, Lanzarote, Espagne, 1973
    Il cacha le belvédère dans la falaise de lave et l’ouvrit sur la mer par deux grandes baies vitrées. Il montre qu’un belvédère peut offrir la vue sans s’imposer au paysage que l’on vient voir.
Sources

Voir aussi

Aussi dans Contempler et vivre ensemble

Diagrammes et textes de LDB Arquitectura. Ils sont partagés sous licence CC BY 4.0, qui permet de les utiliser et de les adapter en citant la source.